noscript image
GooglePlay Logo AppStore Logo App Huawei

La Juventus de nouveau "innaMorata"

BeSoccer par BeSoccer @besoccerFR - 0 6,621

Pin La Juventus de nouveau innaMorata. AFP
La Juventus de nouveau innaMorata. AFP

La Juventus de nouveau "innaMorata"

BeSoccer par BeSoccer @besoccerFR - 0 6,621

Après quatre ans de séparation, la passion a repris de plus belle : les retrouvailles entre Alvaro Morata et la Juventus ressemblent à une belle histoire pour la "Vieille Dame", à nouveau "innamorata" (amoureuse) de l'Espagnol, déjà auteur de quatre buts en Ligue des champions.

"Dans la vie, chacun a besoin de se sentir désiré", assurait récemment l'attaquant, interrogé sur les raisons de ce "nouveau Morata", formulation désormais de rigueur en Italie comme en Espagne, où il rayonne en sélection.

Ce qui a changé ? Les chiffres, surtout. Depuis la fin de son premier bail de deux ans à la Juve, en 2016, l'attaquant a enchaîné les clubs - Real Madrid, Chelsea, Atlético Madrid - avec des statistiques correctes (16 buts en moyenne par saison) mais aussi une certaine inconstance et l'impression de plafonner. 

Revenu en septembre à Turin, en prêt avec option d'achat, avec l'étiquette de "troisième choix" après les discussions menées par la Juve avec Edin Dzeko ou Luis Suarez, l'Espagnol de 28 ans a vite fait oublier le partant Gonzalo Higuain. Malgré son arrivée tardive, il s'est facilement fondu dans le projet d'Andrea Pirlo, avec qui il avait joué (et gagné le scudetto en 2015) lors de son premier passage en Serie A. 

Le nouveau numéro 9 a notamment profité de l'absence de Cristiano Ronaldo pour cause de coronavirus pour se rendre indispensable. Et le rester quand le Portugais est revenu. 

Équipier modèle 

En neuf matches, il a marqué six fois, dont quatre en trois rencontres de Ligue des champions (co-meilleur buteur). Constamment sur la brèche, il s'en est vu refuser davantage encore pour des hors-jeu trop fréquents, dont trois dans le même match, contre Barcelone (0-2) fin octobre. 

Des "stats" plutôt flatteuses pour un joueur qui assurait en débarquant ne pas se soucier des chiffres : "Si je n'avais pensé qu'à des récompenses individuelles, j'aurais fait du tennis !"

A ses buts, il a ajouté les atouts d'un équipier modèle, actif dans le pressing et dans le repli défensif et volontiers altruiste (3 passes décisives). Décidé notamment à soigner sa relation avec Cristiano Ronaldo, son ex-équipier au Real Madrid, il a plusieurs fois renoncé à prendre sa chance en bonne position pour servir le Portugais. 

"Aujourd'hui, je me sens plus complet. Je n'ai plus 20 ans, et tout ce qui s'est passé dans ma carrière m'a fait progresser", a dit l'Espagnol, dont l'expérience internationale paie en Ligue des champions: dans les souvenirs turinois, il reste notamment associé à la belle campagne de 2014-2015 durant laquelle il avait notamment marqué le but de la Juve dans la finale perdue contre Barcelone (1-3).

"La même personne" 

Morata attribue aussi sa nouvelle "lune de miel" turinoise à l'absence de pépins physiques qui ont souvent perturbé sa carrière.

"Si ce n'est pas la première fois de ma carrière que je joue six matches consécutifs en jouant plus de 60 minutes à chaque fois... Ce doit être seulement la deuxième. (...) Je suis la même personne, le même joueur. Ce qui change, c'est le fait d'être sur le terrain ou non", relevait-il ainsi il y dix jours, pendant le rassemblement de l'équipe d'Espagne, qu'il a retrouvée après un an d'absence.

Car ce retour au premier plan n'a évidemment pas échappé au sélectionneur espagnol Luis Enrique : "Depuis que Morata est à la Juve, c'est un joueur différent, en termes de confiance en lui. Il a progressé en de nombreux aspects. Il a une attitude que j'aime chez les attaquants", a commenté l'exigeant technicien le 13 novembre.

Et Morata n'a pas manqué ce retour en sélection: son but contre l'Allemagne - d'une tête puissante - fut la première pierre de la monumentale correction infligée à la Mannschaft (6-0) en Ligue des nations. 

De quoi ranimer aussi aussi la flamme en vue de l'Euro : "Morata doit être le nouveau numéro 9 de la Roja", a clamé 'Marca', le journal le plus vendu d'Espagne, après cette démonstration.

BeSoccer

BeSoccer

Infos 110K RANK 1
vues 810M RANK 1
Plus de cet auteur

Follow BeSoccer on Facebook