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Rennes et Stéphan jouent gros à Krasnodar

BeSoccer par BeSoccer @besoccerFR - 0 1,212

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Rennes et Stéphan jouent gros à Krasnodar

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En première ligne, Julien Stéphan doit trouver de nouveaux leviers pour sortir Rennes de son classique trou d'air d'automne: en cas de défaite mercredi à Krasnodar (18H55), l'aventure européenne sera terminée pour le club breton, alors qu'une victoire le reverserait en Ligue Europa.

Après deux phases de groupes en C3, Rennes joue sa troisième campagne européenne d'affilée et comme ces deux dernières saisons, ça coince en fin d'année civile. Déjà éliminés de Ligue des champions après seulement quatre journées, les Rennais ont aussi décroché du wagon de tête en Ligue 1.

En 2018, ces difficultés avaient coûté son poste à l'entraîneur Sabri Lamouchi, remplacé début décembre par Stéphan. Et en 2019, une série de huit défaites pour trois victoires en 15 matches en octobre et novembre avait rendu l'atmosphère irrespirable entre Stéphan et son président d'alors, Olivier Létang.

A chaque fois, les Rennais avaient retrouvé le sourire en décembre: cinq victoires pour les cinq premiers matches sous les ordres de Stéphan en 2018, six victoires et seulement une élimination en Coupe de la Ligue en 2019.

Mais l'entraîneur breton ne promet pas de nouveau miracle: "Les circonstances sont différentes, on ne pourra pas faire de parallèle", prévient-il.

Ainsi l'an dernier, les difficultés de l'automne étaient essentiellement dues à la nécessité de reconstruire une équipe chamboulée par le mercato d'été, et Stéphan avait pu pour cela s'appuyer sur le soutien des supporters rennais.

Impuissance

Leur ovation après le match contre Cluj, perdu 1-0 après une démonstration d'unité des Rouge et Noir réduits à 10 en première période puis à 9 en seconde, avait constitué un acte fondateur pour le groupe fin octobre 2019.

Son opposition larvée avec Létang avait aussi été un autre levier pour mobiliser une grande partie du vestiaire autour de lui.

Mais cette année, les tribunes sont désespérément vides et Létang a cédé la place à un triumvirat composé de Stéphan, du nouveau président Nicolas Holveck et du directeur sportif Florian Maurice.

L'entraîneur se retrouve donc en première ligne et a parfois laissé transpirer une forme d'impuissance après les contre-performances de ses joueurs contre Bordeaux (défaite 1-0) et à Strasbourg (1-1).

C'est pourquoi quelques sourcils se sont soulevés lorsqu'il a récemment parlé dans plusieurs médias de la nécessité de "faire le point" en fin de saison avant d'envisager de prolonger son contrat à Rennes, qui court jusqu'à 2021.

"Ça ne veut absolument pas dire que je veux partir", a-t-il cependant assuré la semaine dernière en conférence de presse.

"Petite finale"

"Quand on est entraîneur, qu'on fait ce métier qui est un métier dur, qui peut être difficile, épuisant, éreintant mais également passionnant et très, très riche, il faut avoir l'honnêteté intellectuelle, à la fin d'un cycle de trois ans, de se poser, de faire un bilan et de savoir comment on peut continuer ou pas", a-t-il expliqué.

En attendant, il a de nouveau appelé à la mobilisation générale pour cette "petite finale" des mal-classés du groupe E en Ligue des champions. 

L'état des lieux n'est pas encourageant: Eduardo Camavinga manque de rythme, Steven Nzonzi semble payer la répétition des matches, Serhou Guirassy sera indisponible jusqu'en janvier à cause d'une blessure à une cheville contre Strasbourg, Nayef Aguerd et Martin Terrier, positifs au Covid-19, sont toujours absents et le bilan des recrues de fin de mercato est plus que mitigé...

"Je suis convaincu que les joueurs seront dans une détermination totale avec un investissement à 200%. Les joueurs seront investis d'une mission", assure cependant Stéphan.

En face, Krasnodar n'est pas en meilleure forme: l'équipe russe a enregistré sept défaites et seulement une victoire depuis son match nul 1-1 à Rennes lors de la première journée en octobre.

Toutefois, elle pourra compter sur le soutien de 10.000 supporters en tribunes.

"Bien sûr que ça va leur faire du bien à eux, mais ça va nous faire du bien à nous aussi", prévient le latéral Hamari Traoré. "Ça va nous galvaniser".

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