Dunkerque se sépare déjà de son nouveau coach, Demba Ba s'exprime

L'USL Dunkerque va devoir se remettre en quête d’un nouvel entraîneur. À peine trois semaines après son arrivée, Gonçalo Feio quitte le club nordiste, comme l’a annoncé l’USLD ce dimanche 13 juillet 2025 sur son compte X. Le communiqué évoque une rupture "d’un commun accord", sans donner davantage de précisions sur les raisons de ce départ éclair.
Nommé le 20 juin dernier, le technicien portugais de 35 ans venait de boucler une saison à la tête du Legia Varsovie. Son passage à Dunkerque aura été express. Le club lui a adressé ses remerciements et lui a souhaité "plein succès pour la suite de son parcours professionnel".
Ce départ précoce intervient alors que l’USLD sort d’une saison surprenante (éliminé en demi-finale de Coupe de France face au PSG) et avait vu Luis Castro rejoindre Nantes.
Un passage polémique : "Les joueurs s’entraînaient avec la peur au ventre"
Gonçalo Feio a quitté le club dans un climat pesant, laissant derrière lui un vestiaire marqué et des dirigeants désabusés.
"Il n'y a pas de regret à avoir. Nous étions convaincus que Gonçalo avait la capacité de faire encore grandir l'équipe", explique Demba Ba, directeur sportif du club, dans L'Équipe. "Nous savions que c’était quelqu’un de passionné, de sanguin. Il y avait un risque dont nous étions conscients."
Mais dès sa prise de fonctions, l’atmosphère s’est détériorée. Selon un témoin, "les joueurs s’entraînaient avec la peur au ventre", confrontés à un entraîneur autoritaire, parfois insultant, qui n’hésitait pas à qualifier ses joueurs "d’amateurs" en pleine séance. Une chape de plomb s’est rapidement abattue sur un groupe qui avait pourtant brillé la saison dernière par son unité et son enthousiasme.
Le point de rupture est survenu samedi, lors d’un match amical lourdement perdu face à Boulogne-sur-Mer (1-5). Feio, hors de lui, aurait alors lancé à l’un de ses dirigeants : "Vous m’avez menti." Une scène qui a précipité la fin d’une collaboration déjà fragile.
"Dans nos échanges, nous avions été très clairs sur des notions essentielles d’unité et d’humilité. Il y avait un pacte moral qu’il avait accepté. J’ai voulu croire en lui. Cela m’a donné tort", poursuit Demba Ba. "Mais je ne veux pas condamner un homme. Chacun a ses traumas."
Il aurait notamment exprimé des critiques envers les infrastructures et l’organisation du club, ce que réfute fermement la direction : "Il venait en connaissance de cause. Et nous avions agrandi son espace de travail pour qu’il se sente à l’aise."
À un peu plus de trois semaines de la reprise du championnat de Ligue 2, l’USLD doit maintenant retrouver un entraîneur. En attendant, Benjamin Rytlewski, adjoint historique du club, assure l’intérim.