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Euro-2016 : Brady, de l'Eire, des larmes et des bières

BeSoccer par BeSoccer @besoccer_com - 0 347

Pin L'Irlandais Robbie Brady après son but contre l'Italie lors de lEuro, le 22 juin 2016 à Lille. AFP
L'Irlandais Robbie Brady après son but contre l'Italie lors de lEuro, le 22 juin 2016 à Lille. AFP

Euro-2016 : Brady, de l'Eire, des larmes et des bières

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"On lui doit bien quelques bières", a commenté Wes Hoolahan, joueur emblématique de l'Eire, après le but de la qualification signé Robbie Brady, qui en a pleuré de joie, comme Dimitri Payet avec la France, futur adversaire en 8e de finale.

"Je ne peux expliquer ce que je ressens", a avoué le joueur de Norwich après avoir fait, comme son collègue de West Ham contre la Roumanie il y a 15 jours, couler la sueur et les larmes.

"Après de tels buts, certains disent que c'est comme si la conscience se détachait du corps. C'est ce que j'ai eu la chance de ressentir sur l'instant. Je ne trouve vraiment pas mes mots. J'ai un peu la tête à l'envers. C'est un rêve", a-t-il quand même détaillé.

En surgissant de la tête à la 85e minute malgré son mètre soixante-quinze, Brady a propulsé les siens dans l'inconnu.

"C'était notre dernière occasion, on travaillait dur depuis un moment. Mes jambes m'ont porté dans la surface et je ne touche plus terre, a raconté le héros en apesanteur. Je suis émotif. J'ai grandi en attendant ces moments et ça arrive devant ma famille".

"C'est fort pour le pays, mais certainement pour Brady aussi", a poursuivi le vétéran de l'Eire Robbie Keane. "Je lui ai dit de profiter, car ces instants n'arrivent pas si souvent. Il a été brillant lors des trois matchs, alors que ce n'est pas facile quand vous êtes sur un côté de revenir dans l'axe".

Brady est en effet le couteau suisse irlandais depuis le début du tournoi. Latéral gauche contre la Suède, ailier gauche contre la Belgique, il a cette fois-ci occupé un rôle central.

 "Au tour de la France maintenant" 

C'est cette adaptation du Dublinois qui avait séduit Manchester United en 2008. Mais le Red Devil n'a pas percé à Old Trafford, où il n'est apparu qu'une seule fois, et c'est à Hull qu'il a rebondi en 2011.

Arrivé à Norwich en août, Brady, qui s'est cassé deux dents en mars lors d'un choc avec un coéquipier contre Chelsea, n'a pu éviter cette saison la relégation de Premier League.

Avec trois buts et deux passes décisives en 36 matchs, ses prestations n'ont pas eu le même éclat qu'un début d'été qui a attiré Leicester et West Bromwich Albion.

Son pays ne l'a pourtant jamais perdu de vue depuis ses titres de meilleur espoir national en 2011 et 2012.

Juste après avoir inscrit son 7e but chez les moins de 21 ans -un record national- il avait fait des débuts remarqués en A en septembre 2012 avec un but de deux passes décisives contre Oman (4-1).

Vingt-cinq sélections et quatre buts plus tard, le voilà donc face aux Bleus, pour un remake épicé du duel de 2009 qui avait entériné l'élimination de l'Eire dans la course au Mondial-2010, après une main volontaire de Thierry Henry, vécue comme une injustice.

"Au tour de la France maintenant", s'emballe ainsi la nouvelle star. C'est une équipe de classe mondiale, avec des joueurs incroyables mais si on reste soudé et que ça prend comme ça a pris, on peut faire mal à n'importe qui".

"Il faut que l'on se remotive pour repartir mais c'est sidérant. On avait dit qu'on avait un boulot à faire et on l'a fait. Maintenant, on n'a rien à perdre. Pour aller loin, c'est nous qui avons les cartes en main. On refera le coup en 8e", est convaincu Brady.

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