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"Crise totale" en Espagne

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Pin Enrique de retour à son poste. AFP
Enrique de retour à son poste. AFP

"Crise totale" en Espagne

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Encore un psychodrame en équipe d'Espagne ! Malgré une qualification probante pour l'Euro 2020, l'inexpérimenté sélectionneur Robert Moreno a été débarqué sans ménagement mardi au profit de son ex-mentor Luis Enrique, à qui l'ex-adjoint avait succédé au pied levé en raison d'un drame familial.

C'est à croire que le président de la fédération, Luis Rubiales, aime les coups de théâtre: après avoir surpris la planète foot en limogeant Julen Lopetegui à la veille du Mondial-2018, le patron de la RFEF a encore changé de sélectionneur, pour la quatrième fois en un an et demi.

De quoi replonger l'Espagne dans les turbulences après l'âge d'or de son triplé historique Euro-Mondial-Euro (2008-2012)...

"Aujourd'hui, nous pouvons confirmer que Luis Enrique retourne à son poste de travail", a annoncé mardi Rubiales, ajoutant qu'"il avait toujours été clair que si Luis Enrique voulait revenir, il reviendrait".

Comme un air de déjà-vu, le nouveau sélectionneur est donc l'ancien entraîneur du FC Barcelone, déjà en poste d'août 2018 à juin 2019 mais contraint de se mettre en retrait à partir de mars en raison de la maladie d'une de ses filles. L'Asturien avait fini par démissionner en juin, avant le décès à 9 ans de la petite Xana des suites d'un cancer des os fin août.

Ce deuil, qui a ému l'Espagne, a conduit Robert Moreno à accepter l'intérim puis la succession de son mentor et ami, avec une feuille de route claire: qualifier la Roja pour l'Euro puis conduire l'équipe nationale lors de la phase finale.

"Crise totale"

Ce ne sera pas le cas, et le contexte paraît malvenu après la large victoire acquise lundi contre la Roumanie (5-0) : Moreno ne s'est pas présenté en conférence de presse d'après-match et a quitté ses joueurs les larmes aux yeux, selon la presse espagnole.

"Une crise totale règne autour de la sélection espagnole", a résumé le quotidien sportif 'Marca', le plus lu du pays, titrant en première page : "L'Espagne ne peut pas être un cirque. Rubiales a géré de la pire des manières le départ de Robert Moreno."

Mardi, en l'absence de Moreno qui n'était pas non plus présent devant les journalistes, Rubiales a voulu désamorcer cette crise en affirmant que c'est Moreno lui-même qui l'a informé de la volonté de retour de Luis Enrique.

Ancien analyste vidéo du Barça, Moreno (42 ans) a enchaîné neuf matches sans défaite sur le banc et guidé la Roja jusqu'à la première place du groupe F des qualifications pour l'Euro, tout en revigorant le sacro-saint jeu de passes espagnol dans le sillage du vétéran Santi Cazorla ou des pépites Fabian Ruiz et Saul Niguez.

Cassant 

Même si Moreno avait assuré début septembre qu'il était prêt à "faire un pas de côté pour retravailler" comme adjoint de Luis Enrique, comme à l'AS Rome (2011-2012), au Celta Vigo (2013-2014) puis au FC Barcelone (2014-2017), le Catalan ne devrait a priori pas figurer dans le nouvel organigramme de l'équipe.

Le retour de Luis Enrique peut-il enrayer le renouveau de l'Espagne ? L'Asturien, vainqueur de la Ligue des champions 2015 sur le banc du Barça, a plus d'expérience, mais il est aussi plus cassant que son ancien collaborateur, qui avait séduit la presse et les joueurs par son ton pondéré et sa pédagogie. 

Avec le retour de Luis Enrique, c'est déjà le cinquième mandat (pour quatre sélectionneurs) depuis le départ à l'été 2016 de Vicente del Bosque, sacré champion du monde en 2010.

Julen Lopetegui (2016-2018) a été limogé à deux jours du début du Mondial 2018 par Rubiales pour avoir négocié son départ au Real Madrid dans le dos de la fédération. 

Alors directeur sportif, Fernando Hierro lui a succédé au pied levé mais n'a pu faire mieux qu'une élimination en huitièmes de finale contre la Russie, cédant la place à Luis Enrique.

Mais si, avec "Lucho", l'Espagne a redressé la tête, le nouveau changement de cap officialisé mercredi sème le doute sur la capacité de la Roja à briller à l'Euro 2020 organisé dans douze villes d'Europe, dont Bilbao.

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