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Infantino "va arriver à ses fins" pour l'Observatoire du football

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Infantino peut sourire. AFP

Infantino "va arriver à ses fins" pour l'Observatoire du football

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Raffaele Poli, responsable de l'Observatoire du football au CIES de Neuchâtel, estime dans un entretien à l'AFP que le président de la Fifa, Gianni Infantino, dont les propositions de Coupe du monde des clubs élargie ou de Mondial-2022 à 48 équipes, revêtent "une certaine logique" et va "arriver à ses fins".

M. Infantino propose une Coupe du monde des clubs élargie avec à la clé beaucoup d'argent redistribué aux clubs, confédérations et fédérations. Est-ce grâce à cela qu'il a obtenu la garantie d'être réélu en juin pour un 2e mandat ou y a-t-il un vrai projet sportif derrière ?

"La Coupe du monde des clubs (CMC) doit être lancée à la place de la Coupe des confédérations, il y a donc des considérations sportives et économiques à la fois. Lors de la dernière Coupe des confédérations, l'Allemagne a envoyé une équipe réserve. Il est clair qu'il n'y avait donc pas forcément une grande raison de la garder. Il y a une certaine logique à développer quelque chose à la place de cette Coupe des Confédérations et de plus, la CMC n'est actuellement pas très attractive. Dans la guerre en cours pour occuper le calendrier, la Fifa, comme aucun autre acteur du football, est vraiment prête à lâcher du lest. Après la réforme sur les transferts, dont les décisions de principe en faveur de plus de solidarité sont bonnes, le prochain grand chantier c'est la question du calendrier."

Concernant la solidarité, ce qui pose aussi problème dans la future CMC c'est la répartition des revenus entre clubs et confédérations. La notion de solidarité est-elle un argument politique ou une vraie préoccupation ?

"La solidarité devient de plus en plus une préoccupation parce qu'on se rend compte de toutes les dérives en lien avec l'équilibre compétitif et des écarts énormes qui sont en train de se creuser. La Fifa comme l'UEFA sont là pour garantir cet équilibre, c'est leur raison d'être par rapport à des ligues privées ou des grands clubs. On peut leur reprocher de ne pas avoir été assez dures dans la négociation pour garder un niveau de solidarité plus élevé. Même les grandes ligues ont un problème d'équilibre compétitif dans leurs compétitions, en partie lié à la Ligue des Champions qui favorise certains grands clubs, comme la future CMC qui pour certains favoriserait quelques grands clubs... Donc, il y a des compromis à trouver et jusqu'à présent ce compromis a un peu manqué. La dernière réforme de la Ligue des champions a été dans le sens des grands clubs et des grands pays et c'est là que le problème se pose. Cette avidité des grands clubs va tuer une certaine forme d'équilibre et ça n'est positif pour personne au final. Le moment est arrivé de trouver de vrais compromis."

Peut-on attendre de vraies décisions de cette réunion de Miami ?

"Je ne sais pas, en tout cas il y aura des décisions de principe qui vont préfigurer de vraies décisions qui seront prises à Paris (réunion du Conseil, gouvernement du football mondial, en juin, ndlr). Donc l'enjeu est quand même là et cela va être un peu tendu. On peut aimer ou non, mais on ne peut pas reprocher à Infantino de ne pas être proactif, on voit qu'il prépare le terrain depuis longtemps avec la CMC, le Mondial-2022 à 48 équipes. Il est prêt au compromis mais pas prêt à renoncer à ce qu'il veut. Il va l'obtenir, peut-être pas tout suite, car il y a une certaine logique dans ses propositions. C'est une étape de plus dans un processus bien engagé qui sera validée à Paris avec certains compromis. Il va arriver à ses fins".

Gianni Infantino a-t-il rétabli la crédibilité de la Fifa ?

"Je remarque une très grande fronde anti-Infantino en Allemagne, ailleurs moins. Je pense qu'il a rétabli la crédibilité au niveau de l'image peut-être presque partout, hormis justement l'Allemagne et peut-être l'Angleterre. Il n'y a pas de gros problème vis à vis d'Infantino lui-même. Envers la Fifa, je ne sais pas. Il y a eu des enquêtes du FBI, des arrestations, des choses qui restent dans l'imaginaire public, mais je ne vois pas d'immenses problèmes. La Fifa a dépassé cette grande période de turbulences."

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