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Inter et AC Milan, comme ils ont changé !

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L'Inter a crédibilisé ses ambitions de titre et l'AC Milan a renoué avec la stabilité après bien des errements: le derby milanais, 226e du nom, va opposer samedi (18h00/16h00 GMT) deux équipes dont le visage a profondément évolué depuis un an.

Le classement ne veut rien dire après trois journées, mais une chose est sûre: Nerazzurri (5es, 2 victoires, 1 nul) comme Rossoneri (2es, 3 victoires en 3 matches) prolongent en cet automne la dynamique positive enclenchée depuis la saison dernière. 

Avec des objectifs bien différents: le scudetto pour l'Inter, ce qui n'est plus arrivé depuis 2010; plus modestement le retour en Ligue des champions pour l'AC Milan, une compétition que le club n'a plus disputée depuis la saison 2014 et qui apporterait un peu d'air à des finances dans le rouge vif. 

Ces objectifs paraissaient inaccessibles ces dernières années. Moins cette saison.

L'Inter a déjà retrouvé l'an dernier le parfum des sommets en terminant 2e derrière la Juventus, son premier podium depuis 2011. Mais pour la première saison intériste de Antonio Conte, il a manqué un peu d'expérience dans les matches qui comptent (deux défaites contre la Juventus et un revers important face à la Lazio) et de sérénité hors du terrain (critiques récurrentes de Conte sur le recrutement). 

Cette nouvelle saison, précédée d'une réunion au sommet entre l'exigeant entraîneur et ses dirigeants pour aplanir les angles, doit permettre de faire le pas supplémentaire. 

Collection d'entraîneurs

Conte a pu renforcer son riche effectif avec de la vitesse (l'ailier marocain Hakimi) et de l'expérience (le milieu chilien Arturo Vidal), sans perdre certains joueurs convoités (L. Martinez en attaque, Skriniar en défense), complétant ainsi la révolution entamée il y a un an.

"Antonio est quelqu'un qui demande beaucoup, mais qui donne beaucoup aussi: peu nombreux sont ceux qui peuvent changer une équipe en quelques mois, comme lui", salue l'ex-star de l'Inter Christian Vieri, convaincu qu'il a désormais une équipe "pour gagner le titre".

Pour l'AC Milan, le titre paraît encore très loin. Mais le club sacré pour la dernière fois en 2011 a lui aussi retrouvé une stabilité oubliée et nourrit à nouveau quelques ambitions.

Depuis le départ de Massimiliano Allegri en 2014, le club a collectionné les entraîneurs (sept en moins de six ans) à défaut des trophées. 

Mais le dernier arrivé sur le banc, Stefano Pioli, nommé en octobre 2019, a réussi à stopper l'hémorragie, malgré les doutes qui entouraient ce choix. Le "Normal One" s'est imposé sans faire de bruit, principalement en gagnant la confiance des joueurs, y compris celle de l'attaquant vedette Zlatan Ibrahimovic, revenu en janvier.

Milan irrésistible

Pioli a longtemps semblé en sursis, notamment après une gifle face à l'Atalanta (5-0) fin 2019 ou quand ses dirigeants semblaient déjà préparer la suite en discutant avec Ralf Rangnick. 

Mais "la force de Pioli a été la tranquillité, qui n'a jamais été de l'immobilité", a écrit 'La Gazzetta dello Sport' pour résumer sa première année milanaise. "Parce que immobile, il ne l'a jamais été: il a fait évoluer son équipe."

Son Milan, emmené par une brillante génération de moins de 25 ans (Théo Hernandez en tête), est même devenu irrésistible depuis la fin du confinement. Les Rossoneri n'ont plus perdu depuis la reprise en juin et restent sur 19 matches sans défaite. 

Cet esprit nouveau a trouvé son symbole dans l'incroyable qualification en barrages de Ligue Europa, fin septembre, où Milan a arraché une égalisation en toute fin de prolongation puis remporté une séance de tirs au but épique sous la pluie au Portugal face à Rio Ave. 

De quoi donner l'envie aux Rossoneri, qui retrouvent Zlatan Ibrahimovic désormais guéri du Covid-19, de redevenir les patrons à Milan à l'occasion du 226e derby de la Madonnina: s'ils battent les Intéristes, diminués par plusieurs absences liées au coronavirus, ce serait la première fois depuis janvier 2016 en championnat. 

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