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Jean-Pierre Papin: "Retrouver le terrain, j'en avais besoin"

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Jean-Pierre Papin retrouve les terrains. AFP

Jean-Pierre Papin: "Retrouver le terrain, j'en avais besoin"

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"Retrouver le terrain, j'en avais besoin. Ça me manquait", explique à l'AFP Jean-Pierre Papin qui a fait son retour sur un banc d'entraîneur cet été avec l'ambitieux C'Chartres Football (National 2).

Serein, le Ballon d'or 1991 qui a entraîné Lens en Ligue 1 (2007-08), Strasbourg (2006-07) et Chateauroux (2009-10) en L2, est "bien dans (son) élément" en Beauce.

Question: Pourquoi avoir choisi de faire un retour à Chartres?

Réponse: "Je retrouve un challenge intéressant, avec des gens que je connaissais: le président Gérard Soler (NDLR: 16 sélections chez les Bleus entre 1974 et 1983). Il voulait que l'on fasse un bout de chemin ensemble, j'ai accepté cette année. On s'est rencontré, car on a été dans les mêmes clubs (NDLR: Strasbourg, Bordeaux). En bons supporters de football, on a commencé à discuter, et un jour, on est tombé d'accord".

Q: Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce projet?    

R: "Retrouver le terrain, j'en avais besoin. Ça me manquait depuis Châteauroux. (...) Ça me manquait de partager ces moments, comme quand j'étais joueur, essayer de monter une équipe qui tient la route et essayer de retrouver un peu le haut-niveau".

Q: Chartres occupe la neuvième place après sept journées. Ce n'est pas un début de saison rêvée...

R: "On est un peu en retard, mais le groupe se construit. Il faut quelques mois. (...) Le problème dans le football, c'est qu'on n'a jamais le temps de quoi que ce soit. Il faudrait que ça marche du jour au lendemain, mais ce n'est pas si simple que ça. Il faut que les joueurs changent de système, qu'ils adhèrent aux valeurs du coach..." 

Q: Malgré tout, à l'entraînement, on vous sent serein...

R: "Avec le recul, je pense que les joueurs sont comme leurs entraîneurs. Un entraîneur énervé donne des joueurs énervés, s'il est en colère, ils sont en colère. Il y a beaucoup de mimétisme. J'ai gueulé dans certaines équipes et en général les joueurs ne l'ont pas très bien vécu. Donc j'essaie de changer. Ce n'est pas facile, mais j'essaie de plus discuter après".

Q: Etes-vous heureux ici? 

R: "Oui, je suis bien dans mon élément."

Q: Olivier Giroud est devenu, mercredi contre l'Ukraine (7-1), le deuxième meilleur marqueur des Bleus (42 buts). Pensez-vous qu'il puisse aller chercher Thierry Henry (51 buts)?

R: "Il est capable. La chance que les joueurs ont aujourd'hui, c'est qu'ils ont plus de matches. Et lui, tant qu'il sera en confiance, il va marquer des buts. (...) Olivier est un très bon buteur. Et c'est quelqu'un qui est dans la durée. Je pense que c'est un juste retour des choses pour lui".

Q: Il n'a pourtant jamais vraiment fait l'unanimité...

R: "Comme tout le monde! C'est dur pour lui de s'adapter à tous les styles. Il a un jeu atypique auquel il faut s'adapter. Mais quand on a trouvé le bon style, il rend énormément de services. Didier Deschamps le sait. Il a un buteur, quelqu'un capable de caler les ballons et il s'en sert à bon escient".

Q: Quel regard portez-vous sur les autres attaquants de l'équipe de France?

R: "On a une génération dorée. C'est même dur de choisir les titulaires. Je pense que Mbappé est le number one, mais tu joues en équipe de France avec les deux meilleurs buteurs de la Ligue 1 (NDLR: Ben Yedder et Mbappé, 18 buts la saison passée). C'est un luxe que l'on n'a pas toujours eu dans le football français".

Propos recueillis par Maxime MAMET

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