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Marseille cherche le rebond

BeSoccer par BeSoccer @besoccerFR - 0 1,547

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Marseille cherche le rebond

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L'Olympique de Marseille a une chance de chasser les fantômes de sa défaite contre Saint-Etienne (2-0) dès dimanche (21h00) contre Lille, un adversaire direct, dans un stade Vélodrome encore hanté par l'absence de ses supporters, pour la quatrième journée de Ligue 1.

Digéré, l'affront contre les Verts? "Oui, il faut tourner la page, et relever la tête", martèle Boubacar Kamara, estimant que l'OM "n'a pas su le faire" après l'historique succès contre le Paris SG au Parc des Princes (1-0).

Pas encore digéré pour André Villas-Boas, en revanche. "Non, ça continue, cette grosse désillusion", regrette l'entraîneur.

Mais il est d'accord avec "Bouba": "Un autre gros match arrive tout de suite, finalement c'est une bonne chose, on peut vite oublier et passer à autre chose".

Et le LOSC est peut-être le bon adversaire pour exorciser. L'an dernier, ce match a constitué un déclic pour l'équipe d'"AVB".

"C'est vous qui m'avez appris cette expression de "tournant dans la saison", je ne la connaissais pas", raconte le Portugais aux journalistes.

"C'était dans une période difficile pour nous, après une défaite en Coupe de la Ligue à Monaco (2-1), là c'est après une défaite à la maison contre Saint-Etienne", poursuit-il, et la victoire (2-1, le 2 novembre) avait lancé la saison des futurs vice-champions de France.

"Un adversaire direct"

"Deux buts avec un tir cadré, tu te rappelles ce match?" rigole Villas-Boas en conférence de presse, se remémorant le but de Morgan Sanson et celui contre son camp de Gabriel.

Cet instant karma n'est pas l'essentiel, OM-LOSC est surtout "un gros match contre un adversaire direct pour la Ligue des champions", poursuit le coach, pensant bien que "sur l'aspect mental, on ne va pas être au même niveau. Contre Saint-Etienne il semble qu'on n'était pas trop concentré".

La réception de Lille adresse aussi un petit clin d'œil à Kamara, aligné pour la première fois en N.6 plutôt qu'en central par le technicien lusitanien.

"Oui, j'avais débuté au milieu à ce match-là", se souvient le "Minot" (20 ans), mais sinon, il ne verse pas trop dans la superstition.

Certes, "l'an dernier on avait gagné les deux matches contre cette équipe", mais "il y a deux ans on avait perdu les deux... Je pense ne pas qu'aujourd'hui ça joue dans leurs têtes ni dans nos têtes", résume Bouba.

Ça se jouera sur le terrain, peut-être avec la première de Yuto Nagatomo au poste d'arrière-gauche, Jordan Amavi purgeant le deuxième de ses trois matches de suspension.

"Difficile, mais pas impossible" de voir la recrue japonaise, synthétise Villas-Boas. "Il faut avoir conscience qu'il ne joue pas depuis longtemps. Mais il sera dans le groupe."

"On a du mal à la maison"

Devant, Dario Benedetto revient lui de suspension et occupera la pointe de l'attaque après deux expériences de joueurs en "faux 9" qui "n'ont pas bien marché", de l'aveu d'AVB.

Le Portugais se méfie aussi du LOSC. "Ils ont a perdu Osimhen et Gabriel, mais ont quand même fait des investissements importants. Ils ont changé de système avec ce 4-4-2 très agressif dans la mobilité, basé sur des joueurs d'expérience et d'une qualité exceptionnelle: Ikoné, Bamba, Jonathan David, André..." prévient-il.

Son OM poursuit un autre fantôme: il a perdu de sa magie à domicile. "Je ne sais pas pourquoi on a du mal à la maison, je cherche les mêmes explications que vous", lâche Villas-Boas.

L'OM n'a plus gagné au Vélodrome depuis le 8 février contre Toulouse (1-0). Il a pris ensuite seulement un point sur neuf.

Et pour vaincre cette marque funeste, il ne peut compter sur son public, avec seulement 1.000 spectateurs autorisés en raison du Covid-19. "On se sent seuls, on se sent vide", regrette Kamara.

Le club envisage de diffuser dans l'enceinte des chants de supporters enregistrés. 

"On a essayé ça pendant un match entre nous, les sensations étaient mitigées. Certains joueurs ont dit que oui, ça sert, d'autres ont dit que non, ça ne sert pas", explique AVB.

Mais lui semble dubitatif: "Tu sais que c'est pas naturel, pense-t-il. Et ce n'est pas ça qui va faire la différence, mais notre compétence". Leur talent de chasseurs de fantômes.

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