Le rêve fou de Marseille face au réalisme de l'Atletico

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Rudi Garcia attend ce soir avec impatience. AFP

Le rêve fou de Marseille face au réalisme de l'Atletico

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L'Olympique de Marseille rêve de remporter sa deuxième coupe d'Europe, la France attend toujours sa première Europa League, mais l'imperméable et redoutable Atlético Madrid se dresse devant cette ambition, mercredi à Lyon (20h45).

"Ils sont clairement favoris, nous on mettra tous les ingrédients pour essayer de créer la surprise, on va donner le maximum", promet Florian Thauvin, une des muses de l'OM cette saison, avec ses 26 buts et 17 passes décisives.

Avec un Dimitri Payet (10 b., 22 p.d.) touché par la grâce depuis quelques mois, 'Flotov' est une des meilleures chances de l'OM de perforer le sommier de fer des 'Colchoneros' (Matelassiers). 

Thauvin les décrit comme "une très grande équipe, avec des grands joueurs et un grand entraîneur", le magnétique Diego Simeone, qui a déjà gagné la C3 avec l'Atlético en 2012, contre le Bilbao de Marcelo Bielsa (3-0).

Dans son sillage, tous les joueurs marseillais ont refilé l'étiquette de favori à l'équipe madrilène, comme Rudi Garcia. "En six ans elle a gagné une Europa League et disputé (et perdu, ndlr) deux finales de Ligue des champions (2014 et 2016), elle est rompue à ces grands rendez-vous", prévient le coach.

Laisser le statut d'ogre à l'Atletico permet à l'OM de se préparer en s'appliquant à baisser la pression.

"Profiter de ce moment magique"

"Peur ? Non, du tout, c'est pas de la peur, pour moi c'est une pression positive", riposte Bouna Sarr, qui devrait tenir sa place malgré la rechute de sa luxation de l'épaule gauche.

"On a fait un long chemin jusqu'ici, on a souffert, rappelle Adil Rami, qui a gagné cette C3 en 2016 avec le Séville FC. Il faut se préparer mentalement à encore souffrir, et ne pas oublier de profiter de ce moment magique, c'est dur d'arriver en finale européenne."

C'est dur aussi de la perdre, et les deux clubs, un peu maudits de l'Europe, en savent quelque chose: ils ont perdu leurs deux dernières finales continentales.

Celles des 'pupas' (malchanceux chroniques), comme on les appelle en Espagne, sont toutes fraîches: 2014 et 2016 contre le Real Madrid, en passant de peu à côté à chaque fois.

Celles de l'OM sont plus anciennes, quand la compétition s'appelait Coupe de l'UEFA, en 1999 (3-0 contre Parme) et 2004 (2-0 contre Valence), et le club phocéen n'aimerait pas perdre une quatrième fois en cinq finales. La 'Coupe aux grandes oreilles' 1993 attend sa petite sœur dans la vitrine.

Une malédiction personnelle semble peser sur la star de l'Atlético, Antoine Griezmann, puisqu'en 2016 il a aussi perdu celle de l'Euro avec la France contre le Portugal (1-0 a.p.).

Le mauvais karma de Griezmann

Pour contrer enfin ce mauvais karma, 'Grizou' compte sur son association prolifique avec Diego Costa. Les deux ont d'ailleurs été ménagés pour la dernière demi-heure, samedi en Championnat d'Espagne.

Le leader des Bleus compte aussi sur la proverbiale qualité défensive des Colchoneros: 23 matches de Liga sans prendre de but cette saison ! Leur gardien, Jan Oblak, un des meilleurs du monde, a arrêté un penalty ce week-end pour s'échauffer, lors de la victoire contre Getafe sur le score préféré de l'Atletico: 1-0.

Mais l'OM a des atouts, notamment sa formidable combativité, encore éclatante vendredi où il a égalisé à Guingamp (3-3) à neuf contre onze. Ce maigre point pris ne suffit pas, et la qualification en Ligue des champions est plus directe désormais en battant l'Atlético qu'en faisant des calculs sur la dernière journée de Ligue 1, samedi.

"J'ai un pressentiment, assure Franck Sauzée à 'l'AFP', l'impression que rien ne peut lui arriver dans cette Europa League, il y a tous les ingrédients pour qu'ils aillent au bout. Cette équipe me plaît beaucoup, elle a une générosité incroyable, elle a une grande similitude avec notre équipe championne d'Europe en 1993, et d'ailleurs le public s'y reconnaît".

Le club au plus riche palmarès européen français sait qu'il ne faut pas jouer le match avant, la préparation s'est déroulée de façon la plus détendue possible, à l'image des rires des joueurs dans 'Téléfoot', dimanche matin.

L'institution sait aussi qu'il ne faut pas "tout casser" à Lyon, où le dispositif de sécurité est en alerte maximale, et a demandé à ses supporters de bien se comporter. Ils rêvent de chanter au président lyonnais: "Jean-Michel Aulas, on va la soulever chez toi".

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