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Thomas Mangani, au coeur du SCO

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A l'approche de son 5e anniversaire à Angers, Thomas Mangani a ravivé une flamme qui s'était un peu éteinte la saison dernière. Le SCO, surprenant troisième de Ligue 1, profite du retour en forme d'un altruiste qui "contribue au rayonnement des autres".

Milieu relayeur, très à l'aise sur le flanc gauche, Mangani a encore donné le tempo offensivement sans pouvoir empêcher la défaite à Nice, samedi où il était capitaine. Reste que le natif de Carpentras réussit à 32 ans un joli début de saison, avec même deux buts à la clé, ce qui n'est pas sa spécialité.

"Pour lui, c'est moins important d'être à l'arrivée d'une action qu'au départ", souligne son entraîneur Stéphane Moulin. "C'est son tempérament. Il préfère faire une passe que frapper au but. Il contribue au rayonnement des autres", dit-il à propos du joueur arrivé en janvier 2015 à Angers.

Inutile, donc, de préciser que son geste technique préféré est "la bonne passe au sol qui casse une ligne adverse. Trouver son partenaire offensif dans une zone libre, c'est super plaisant, non ?", questionne l'intéressé. Un vrai gentil, toujours souriant.

Dans sa carrière, il y a eu les années de formation à Monaco, des prêts à Brest et Ajaccio, deux saisons à Nancy et même un passage rapide au Chievo Verone, dans l'Italie de son grand-père. Avant de rejoindre l'Anjou, où il fait le bonheur de ses partenaires depuis janvier 2015.

"On m'a rappelé récemment que pas mal de milieux gauche ont brillé ici et que j'avais participé à ça : Razza (Camara), Karl (Toko-Ekambi), Flavien (Tait). Des mecs qui ont besoin d'avoir des bons ballons. J'ai essayé de les mettre dans les meilleures conditions, de les faire briller. Moi, ça me rend heureux", déclame-t-il.

"Gentil avec les gentils"

"Une transversale dans la course, les gens peuvent s'y habituer, mais c'est un geste difficile", ajoute-t-il. "Pour faire une passe dans le bon tempo, dans la bonne zone, il faut l'avoir beaucoup travaillée pour être efficace. Même si c'est moins spectaculaire qu'un dribble, c'est aussi important".

Avec 345 matches disputés dans l'Hexagone, toutes compétitions confondues, dont 220 en Ligue 1, Mangani a beaucoup de vécu, alors il s'en sert. L'an dernier, il était moins bien, il a ciré le banc de touche mais est resté un leader. "Quoiqu'il arrive, il transmet du bon", apprécie Moulin.

"Je suis dans le partage, j'aime les gens, je suis dans cette énergie que j'essaye d'envoyer à mes coéquipiers. Ils me disent qu'ils sont contents de jouer avec moi. Je suis comme ça sur le terrain comme dans la vie. Et je pense que les gens m'apprécient car je suis comme ça", sourit Mangani.

Pour exister dans ce milieu, il faut aussi se faire respecter: "Je suis gentil avec les gentils, mais quand il faut être méchant, je peux l'être aussi", prévient le joueur formé à Monaco au début des années 2000, avec quelques modèles intéressants sous les yeux à l'entraînement.

"J'ai côtoyé Dario Simic, Gaël Givet, Flavio Roma, Lucas Bernardi : pendant la semaine, c'était un homme, et le week-end, quand on rentrait sur le terrain, c'était un autre homme", se souvient-il. C'est là que le jeune Mangani a découvert le sens du sacrifice, l'envie de courir beaucoup.

"Mes coéquipiers, ce sont mes frérots. Je me bats jusqu'au bout pour eux", dit-il. En souriant, comme toujours.

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