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Maison mère et section fille : Les clubs italiens accélèrent

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Pin Les joueuses de la Juventus se congratulent après leur victoire face à la Fiorentina. AFP
Les joueuses de la Juventus se congratulent après leur victoire face à la Fiorentina. AFP

Maison mère et section fille : Les clubs italiens accélèrent

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La Juventus championne, devant la Fiorentina, l'AC Milan et l'AS Rome. Le classement du Championnat d'Italie ? Oui, mais féminin. Les clubs historiques du calcio se sont ouverts depuis quelques années au football des filles, donnant un coup d'accélérateur à la discipline, qui en avait besoin.

Cette saison, huit des 12 équipes du championnat d'Italie féminin étaient liées à des clubs dont les formations masculines jouent en Serie A ou en Serie B.

Aux quatre premières du classement, il faut ajouter l'Atalanta Bergame, le Chievo et le Hellas Vérone, ainsi que Sassuolo. Et la saison prochaine, il y aura aussi l'Inter Milan et, peut-être, Empoli.

L'arrivée de ces grands clubs dans l'élite est directement liée à l'obligation récemment imposée par la fédération aux clubs professionnels d'avoir des équipes féminines, au moins en jeunes.

La Fiorentina avait ouvert la voie en 2015, mais l'arrivée de la Juventus en première division en début de saison dernière, via la reprise de la licence du club de Cuneo, a clairement accéléré le processus.

La Roma embraye

"Le projet est né quand la fédération a inscrit parmi les critères d'inscription en championnat le fait d'avoir des filles et des femmes parmi ses licenciés", avait expliqué en 2018 à l'AFP Stefano Braghin, responsable du secteur féminin du club bianconero. 

"On a eu très vite une centaine de petites filles licenciées à la Juventus. Il a été presque naturel d'arriver à la conclusion que nous avions besoin d'une équipe première où ces jeunes filles pouvaient finir leur parcours."

Depuis, la Juventus a gagné les deux championnats auxquels elle a participé et le club piémontais a largement contribué à diriger un peu de lumière sur le calcio féminin, le diffuseur Sky proposant un match de championnat en direct chaque semaine.

Et d'autres ont pris la roue de la Juve, comme la Roma, dont l'Américaine Mia Hamm, légende du soccer féminin, fait partie du conseil d'administration.

Pour leur première saison, les joueuses de la Louve ont pris la 4e place du championnat, quelques mois après avoir été présentées sur les marches de la Piazza di Spagna à Rome, accompagnées par les joueurs de l'équipe masculine.

"C'était notre devoir d'investir dans le football féminin. Nous espérons que toutes ces filles de Rome auront la possibilité de devenir les égales des champions qui les ont accompagnées", assurait alors Mauro Baldissoni, directeur général du club giallorosso.

Vers le professionnalisme

Pour les joueuses, les dernières années ont en tous cas été un tournant, comme l'a encore illustré l'organisation au Juventus Stadium devant 40.000 spectateurs (les billets étaient gratuits) du récent choc entre la Juve et la Fiorentina.

"Du point de vue footballistique, je suis née dans la période sombre. Et maintenant je me retrouve à la Juve, l'équipe de ma ville et dont je suis supportrice, et dans les journaux aux côtés de champions incroyables. J'ai encore du mal à m'y faire", reconnaissait jeudi dans la Gazzetta dello Sport Martina Rosucci, la talentueuse N.10 de la Juve.

Cet été, Rosucci et plusieurs joueuses de la Juve, de la Roma ou de la Fiorentina seront en France pour y disputer le Mondial, auquel l'Italie n'avait plus participé depuis 1999. Et la Nazionale a bien sûr profité de la nouvelle tournure prise par le championnat.

"Le fait que la Juve, la Roma, le Milan, la Fiorentina, Sassuolo aient lancé une équipe féminine a été fondamental", a expliqué à l'AFP la sélectionneuse Milena Bertolini.

"Avant, les filles s'entraînaient dans des conditions qui n'étaient pas adéquates, avec des coaches et des staffs moins bien préparés. Maintenant, elles peuvent jouer au foot sérieusement et imaginer y avoir un futur."

Pourtant, les joueuses de la Juventus ou de la Fiorentina ne rivalisent pas encore avec les meilleurs clubs européens, Lyon, Chelsea, Wolfsburg ou le Paris SG.

Mais pour Martina Rosucci, la route est tracée. "L'avenir c'est le professionnalisme. C'est ridicule de ne pas avoir le même statut que les garçons. Il ne manque qu'un texte de loi, il arrivera bientôt."

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