Messi et des cadres de Miami attendent avec impatience les retrouvailles avec le PSG et Luis Enrique

L'Inter Miami s’est qualifié par surprise dans le Groupe A après avoir battu Porto et fait match nul contre Palmeiras et Al Ahly. Désormais, l’équipe doit affronter l'immense défi de jouer contre le tout récent champion d'Europe.
Messi a rejoint Miami après deux saisons passées dans la capitale française, une période qu’il n’a pas appréciée. "Ce serait mieux pour nous s’il était en colère, car c’est le genre de joueur qui, quand il a quelque chose en tête, donne encore plus", a confié Mascherano à ESPN.
L'entraîneur argentin a précisé que l’émotion aurait été plus forte si Messi avait affronté le PSG sur le sol européen, plutôt qu’à Atlanta. "Je pense que c’est derrière lui maintenant, c’est une autre histoire. En plus, le fait que ce soit ici, aux États-Unis, change l’atmosphère. Ce qu’on va essayer de faire, c’est jouer un grand match. On sait que pour avoir une chance, il faudra réaliser un match parfait, donc on va tout donner", a-t-il déclaré.
Après son arrivée à Miami en MLS, Messi est revenu sur son passage à Paris, qu’il a qualifié de "difficile". "J’ai passé deux années où je ne prenais aucun plaisir. Je n’étais pas heureux au quotidien, ni aux entraînements, ni en match. J’ai eu du mal à m’adapter à tout ça", a-t-il expliqué.
Le huituple Ballon d’Or affrontera un PSG très différent de celui qu’il a quitté, un club transformé sous les ordres du coach espagnol Luis Enrique. Ce dernier est un visage familier pour plusieurs joueurs de Miami, qui l’ont côtoyé au FC Barcelone.
Luis Suárez, Sergio Busquets, Jordi Alba, Messi et Mascherano ont tous joué pour Luis Enrique au Barça, remportant ensemble le triplé en 2015. "Je l’ai dit un nombre incalculable de fois : pour moi, c’est le meilleur, pas seulement comme coach, mais aussi dans sa gestion du groupe", a déclaré Alba, qui a aussi travaillé avec lui en sélection espagnole.
"C’est un phénomène. J’ai hâte de le revoir, ainsi que tout son staff. Je lui ferai un câlin, mais une fois le coup d’envoi donné, on essaiera de le battre. C’est ce que nous voulons tous ici", a ajouté le latéral gauche.
Suárez, buteur lors du match nul 2-2 contre Palmeiras lundi, a lui aussi loué les mérites du coach espagnol. "Pour moi, avec le Maestro (Óscar) Tabárez de la sélection uruguayenne, c’est l'entraîneur le plus important de ma carrière, pour tout ce qu’ils m’ont appris, au quotidien", a-t-il confié.
"C’est un coach qui m’a profondément marqué. J’avais déjà un ADN compétitif, mais il l’a renforcé. Il m’a appris à me déplacer dans des zones où je n’étais pas habitué à jouer, avec peu de ballons. Sans parler du lien personnel, une relation de grand respect et d’admiration pour ce qu’il a su créer pour nous."
Mascherano, qui vit là sa première expérience sur un banc de club, a confié rester un ami personnel du coach parisien et de sa famille.
"C’est la beauté du football parfois. On se retrouve face à ce genre de moments et, franchement, je ne pense pas encore mériter cela en tant qu’entraîneur. Mais oui, c’est une belle opportunité. Je lui souhaite toujours le meilleur, sauf ce dimanche. J’espère que la chance sera de notre côté. Mais oui, j’ai une très bonne relation avec lui, je l’apprécie énormément", a-t-il conclu.