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Mourinho à la recherche de ce qui faisait de lui un "Special One"

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Mourinho à la recherche de ce qui faisait de lui un 'Special One'. AFP

Mourinho à la recherche de ce qui faisait de lui un "Special One"

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José Mourinho va devoir prouver qu'il n'a pas perdu son étincelle, samedi contre Chelsea en championnat, car la série de blessures qui a frappé Tottenham n'explique que très partiellement la défaite (1-0) contre Leipzig, mercredi, en Ligue des champions. 

"C'était comme prendre part à une fusillade sans munition, donc on a fait ce qu'on a pu", s'est lamenté après le match le Portugais, qui a refusé de répondre à une question - provocatrice dans sa formulation - pour savoir si son équipe avait été mauvaise ou si c'est Leipzig qui avait été bon.

Même si sa mauvaise humeur et ses récriminations sur un effectif insuffisant rappelaient un peu sa fin de règne à Manchester United, il serait injuste de ne pas lui accorder cette circonstance atténuante.

Pas aidé par un calendrier qui le fait jouer en ouverture de la 27e journée, soit deux jours et demi à peine après son match de Coupe d'Europe, un match capital dans la course à l'Europe contre Chelsea, Mourinho sait qu'il va devoir serrer les dents.

Moussa Sissoko, si précieux au milieu, ne reviendra avant fin mars et son buteur Harry Kane ainsi que que le feu-follet Son-Heung-min, ne reverront sans doute pas les pelouses cette saison.

- Mourinho a sombré tactiquement -

"On parle d'une situation très difficile et si je pouvais, je passerais directement au premier juillet" prochain (...) mais je ne peux pas. On est le 19 (février) et on va devoir se battre jusqu'au bout", a-t-il plaidé.

Un brin d'autocritique permettrait cependant de tirer des leçons qui aideraient à passer cette période trouble.

Lors du match contre le RB Leipzig, au parfum de conflit de générations avec Julian Nagelsmann (32 ans), qui pourrait être son fils, c'est d'abord tactiquement que Mourinho a sombré.

Sa principale erreur est d'avoir continué à miser sur de longs ballons pour casser le pressing allemand.

Cette tactique, mise en place à son arrivée et qui tranchait avec le jeu de relance au sol à outrance de son prédécesseur Mauricio Pochettino, a porté des fruits indéniables.

Principalement en supprimant de nombreuses fautes de relance qui offraient des interceptions dangereuses à l'adversaire.

La relative fiabilité des passes longues des Belges Jan Vertonghen et Toby Alderweireld a souvent été une arme de contre dévastatrice.

Mais, mercredi face à Leipzig, sans les appels de Son venant s'ajouter à ceux de Dele Alli et de Lucas Moura, sans le jeu de corps d'un Kane pour garder le ballon et permettre au bloc de remonter, cela a semblé totalement suicidaire.

- Des joueurs sur les rotules -

En première période, Tottenham n'a eu que 38% de possession et a pris vague après vague.

Renoncer à presser haut - sans doute pour économiser les organismes de joueurs qui ont fini le match sur les rotules, comme Lo Celso - ne s'est pas avéré judicieux.

L'équipe allemande - tout de même dauphin à un point du Bayern - évoluait pourtant sans ses trois meilleurs centraux.

Avec deux latéraux de métier dans sa charnière, le troisième étant un jeunot de 19 ans prêté par Chelsea, Ethan Ampadu, des récupérations de balles hautes et un jeu au sol rapide auraient permis d'exploiter les inévitables petites erreurs de placement.

Pratiquement toutes les phases intéressantes ses Spurs sont d'ailleurs venues de combinaisons en passes courtes.

Résultat un 7e match de suite sans victoire en phase éliminatoire de la Ligue des champions pour Mourinho.

"S'il vous plaît, ne dites pas que je suis arrogant, parce que ce je dis est vrai. Je suis champion d'Europe, donc je ne suis pas de nulle part. Je suis un +special one+" - et non "le" Special One, comme beaucoup l'affirment -, avait déclaré à son arrivée à Chelsea, en 2004.

Seize ans plus tard, tout le défi, face à toutes ces difficultés, est de rappeler ce qui le rend si "spécial".

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