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Boubacar Kamara, le Marseillais prédestiné

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Pin Le défenseur de l'OM Boubacar Kamara lors du match contre Bordeaux. AFP
Le défenseur de l'OM Boubacar Kamara lors du match contre Bordeaux. AFP

Boubacar Kamara, le Marseillais prédestiné

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Les formateurs "ne me lâchaient pas", raconte à l'AFP Boubacar Kamara. Ils croyaient au surdoué de l'Olympique de Marseille, où il joue depuis la maternelle et s'impose en défense centrale à 19 ans, avant un difficile déplacement chez le Paris SG, dimanche.

"Tout est allé vite pour moi, il y avait tellement d'exigences. Je la sentais chez les entraîneurs. Si je réussissais cent passes et que j'en ratais une, ils me criaient dessus", sourit Kamara, calme comme sur un terrain.

Les formateurs "me montraient la rampe de La Commanderie (le centre d'entraînement de l'OM) qui descendait jusqu'au terrain des professionnels et me disaient qu'il ne fallait pas que je m'arrête au milieu", poursuit-il.

"On l'a lancé en janvier 2016 avec la réserve, avec un double surclassement", se souvient Thomas Fernandez, ex-entraîneur de l'équipe B, alors que Kamara n'avait que 16 ans. "On s'est vite rendu compte qu'il avait un énorme potentiel, il a tout de suite été un des meilleurs de l'équipe", insiste l'éducateur.

"+Bouba+, c'est le vrai défenseur central, toujours en lecture de jeu, toujours en situation d'anticipation, énumère le formateur. Il aime le ballon et il sait tout faire."

"Je ne l'ai jamais vu mauvais", souligne Robert Nazaretian, vice-président de l'association OM et responsable de la formation, qui connaît le "Minot" depuis sa prime adolescence. 

"Ça vient de l'éducation"

Le surdoué est "d'une rare maturité, très intelligent et franc", insiste l'ancien défenseur central, qui met également en avant sa mentalité: "jamais d'esclandre".

"Ça vient de l'éducation, explique Kamara. On m'a toujours donné de la liberté et des responsabilités. Je suis l'aîné, il fallait que je donne l'exemple au petit frère (Djibril, 14 ans) et à la petite sœur (Djena, 8 ans). C'est peut-être pour ça qu'on me voit mûr..."

Bouba a grandi dans une famille unie dans le quartier populaire de La Soude, au sud de Marseille.

Il évoque "une enfance heureuse, avec mes +collègues+, on avait un parc (le Jardin Bortoli) et un terrain de foot sans route à traverser."

S'il a joué sous le maillot blanc dès l'âge de 5 ans, il n'a "pas vraiment" pensé tout de suite à la carrière, se remémore-t-il. "Quand tu es petit tu prends du plaisir, tu joues avec tes amis, mais au fil du temps, vers les U14, U15, tu commences à voir les professionnels, là (il montre les terrains d'entraînement par la fenêtre, ndlr), à côtoyer le centre de formation... Petit à petit ça devient une réalité".

Sa famille est très fière de sa réussite et ne manque aucun match. Le père, d'origine sénégalaise, reste en Virage Nord, avec ses amis, la mère et ses frère et soeur en Jean Bouin, aux places des familles de joueurs.

Pour percer, le Minot a aussi su écouter son autre famille, notamment son "grand-frère" Rolando. "Depuis que je fais des entraînements en pro, il m'a pris sous son aile. J'ai beaucoup appris avec lui, il m'a filé plein de petits tuyaux de défenseur", remercie Bouba.

"Plus intelligent"

Le colosse du Cap-Vert lui a par exemple appris à sauter en fonction de la taille de son attaquant.

"Moi je pensais qu'en duel, tu le colles, décrit Bouba. Mais en fait un petit qui saute a besoin d'élan, il faut se casser sa course ou mettre son bras au moment où il saute pour le gêner. Un grand, il faut aller au corps à corps."

Pas de recette en revanche pour arrêter Kylian Mbappé... A l'aller, en position de latéral, Kamara s'était fait griller par le champion du monde sur le premier but (2-0). Mais ça "n'empêche pas de dormir".

Thomas Fernandez ne met qu'un "seul bémol, il doit être capable de jouer plus dur dans l'impact. Un défenseur central, il faut que ça déménage".

"C'est normal, plaide l'éducateur, jusque-là il n'a pas eu trop besoin de ça, car il a toujours été plus intelligent que les autres jeunes joueurs."

Et puis Kamara "sait gérer la pression, ce n'est pas donné à tout le monde de revêtir le maillot de l'Olympique de Marseille et de jouer devant 60.0000 personnes, il faut y descendre, en bas", insiste Fernandez.

Une qualité utile pour le "clasico".

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