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Les entraîneurs étrangers ont la cote au Brésil

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Les entraîneurs étrangers ont la cote au Brésil

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Internacional, Flamengo et Atlético Mineiro, trois équipes entraînées par des étrangers, trustent le podium du Championnat du Brésil, dans un pays auparavant peu habitué à aller chercher des techniciens en dehors de ses frontières.

Leader à une journée de la fin des matches aller, l'Inter de Porto Alegre a pour coach l'Argentin Eduardo Coudet, qui avait fait ses preuves dans son pays, au Racing, avant de tenter sa chance au Brésil.

Son dauphin, le champion en titre Flamengo, est entraîné par l'Espagnol Domenec Torrent, ex-assistant de Pep Guardiola. 

Il semble avoir trouvé son rythme de croisière après des débuts difficiles, remplaçant au pied levé en août un autre technicien étranger, le Portugais Jorge Jesus, de retour au Benfica après avoir mené le club rouge et noir de Rio à un doublé historique Brasileirao-Copa Libertadores.

Et en troisième position, on retrouve l'Atlético Mineiro de l'Argentin Jorge Sampaoli, qui s'est refait une santé au Brésil après la déroute du Mondial-2018 à la tête de la sélection de son pays.

L'an dernier, l'ex-coach de Séville et du Chili avait déjà mené Santos, l'ancien club de Pelé et Neymar, à une bonne deuxième place, derrière l'intouchable Flamengo.

Lors de la saison 2019, Jorge Jesus était devenu seulement le deuxième entraîneur étranger à remporter le titre national, après l'Argentin Carlos Volante avec Bahia, en 1959. 

Mieux préparés 

Au-delà du classement, c'est aussi le style de jeu des équipes entraînées par des étrangers qui tranche. Un style souvent plus offensif, avec plus de variations tactiques.

"Le fait qu'un entraîneur soit compétent ou non ne dépend pas de la nationalité. S'il est bon, c'est parce qu'il s'est bien préparé", explique à l'AFP Paulo Vinicius Coelho, commentateur de la chaîne Sportv, qui trouve les étrangers à la tête des trois premiers du championnat "bien meilleurs" que les Brésiliens.

Carlos Alberto Parreira, ex-entraîneur de la Seleçao sacrée championne du monde en 1994, admet que ses compatriotes se sont laissé distancer par les techniciens étrangers.

"Au Brésil, (la reconversion) est plus empirique. Le joueur prend sa retraite et devient coach du jour au lendemain", a-t-il regretté dans les colonnes du journal Estado de S. Paulo.

Alors qu'il est obligatoire depuis plusieurs décennies d'avoir un diplôme d'entraîneur pour diriger une équipe dans les principaux championnats européens, la Confédération brésilienne de football ne l'a exigé qu'à partir de 2019.

"Les formations pour entraîneurs existent depuis très longtemps en Europe, donc c'est normal que ceux qui viennent de l'étranger soient mieux préparés", admet Rogerio Ceni, ex-gardien légendaire du Sao Paulo FC, aujourd'hui à la tête de Fortaleza.

Autant qu'en Ligue 1 

Plusieurs entraîneurs brésiliens renommés ont été limogés avant même la moitié du championnat, comme les anciens sélectionneurs Mano Menezes et Vanderlei Luxemburgo.

Palmeiras n'a pas encore trouvé de solution de rechange pour Luxemburgo, un des rares Brésiliens à avoir entraîné un grand club européen (le Real Madrid, en 2005), mais les plus cotés pour le remplacer sont des étrangers. 

"Ici, on tresse souvent des louanges aux entraîneurs étrangers, mais le Brésil a aussi de grands entraîneurs, avec des idées différentes, que j'essaie de voler à chacun d'entre eux", tempère l'Argentin Coudet. 

Avec les entraîneurs du trio de tête et le Portugais Ricardo Sa Pinto, qui vient de prendre en main Vasco, premier relégable, quatre des 20 équipes de première division au Brésil sont coachées par des étrangers.

C'est beaucoup moins qu'en Premier League anglaise (11), en Bundesliga allemande (6), mais autant que dans la Ligue 1 française.

Avant que le Brésil ne devienne un géant du foot, il n'était pas si rare d'y voir des entraîneurs étrangers, comme l'Anglais Charlie Willams dans les années 1920 et 1930, ou le Hongrois Bela Guttman, à la tête du Sao Paulo FC en 1957 et 1958.

Mais le premier des cinq titre mondiaux, en 1958, a changé la donne. "Une fois qu'on a été champions, on a commencé à penser qu'on était la référence absolue du foot mondial", estime Paulo Vinicius Coelho.

Mais après l'humiliation 7-1 à domicile face à l'Allemagne en demi-finale du Mondial 2014, le nombre d'entraîneurs étrangers a commencé à augmenter dans ce pays fou de foot, en quête de rédemption.

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