noscript image
GooglePlay Logo AppStore Logo

Au zoo avec Alexandra Popp, capitaine de l'Allemagne

BeSoccer par BeSoccer @besoccer_com - 0 768

Pin Au zoo avec Alexandra Popp, capitaine de l'Allemagne. AFP
Au zoo avec Alexandra Popp, capitaine de l'Allemagne. AFP

Au zoo avec Alexandra Popp, capitaine de l'Allemagne

BeSoccer par BeSoccer @besoccer_com - 0 768

Alexandra Popp s'arrête devant l'enclos des mangoustes. Fascinée : "C'est un peu comme dans une équipe, la solidarité entre elles est primordiale...". Capitaine de l'équipe d'Allemagne au Mondial, l'attaquante est aussi amoureuse des animaux, au point de vouloir leur consacrer sa vie après le football.

"J'adore les observer. Leur vie sociale est passionnante. Dans la nature chacune doit se sacrifier pour les autres, elles communiquent aussi beaucoup, et c'est le secret du succès de leur groupe, que tout le monde communique beaucoup avec tout le monde", poursuit-elle, avant d'entraîner ses visiteurs, quelques jours avant le Mondial, dans les allées du petit zoo de Essenhof, tirée par Patch, son jeune et joueur berger australien aux yeux vairons.

C'est là, à 20 minutes de route de Wolfsburg, que cette attaquante de classe mondiale de 28 ans, pièce maîtresse d'une 'Mannschaft' qui rêve de reconquérir en France le titre mondial (succès en 2003 et 2007), a suivi une formation professionnelle de soigneuse animalière. En parallèle avec le football!

Pour préparer son avenir, certes, mais aussi pour équilibrer son présent: "C'est très important pour mon mental. Au football, on est soumis au stress, on voyage beaucoup, on se fatigue physiquement et mentalement. Ici, avec les animaux, je récupère, je recharge mes batteries, je retrouve le calme intérieur".

"Troisième étoile"

La formation, menée sur trois ans et demie entre 2012 et 2015, n'a pas été facile. "C'était un travail physique, et ma récupération en a souffert", avoue-t-elle, "mais maintenant mes animaux me manquent, j'ai besoin de revenir les voir de temps en temps pour déconnecter".

"Dans la communication avec les animaux, le langage corporel est important, c'est comme sur le terrain", poursuit-elle, en s'arrêtant pour donner quelques friandises à un alpaga ou, un peu plus loin, s'absorber dans la contemplation des singes...

Pour l'heure, la vie d'Alexandra Popp est pourtant vouée au football. Championne d'Allemagne ces trois dernières saisons avec les "Louves" de Wolfsburg, battue par Lyon cette année en quarts de finale de Ligue des champions, elle a basculé mentalement sur la coupe du monde de juin/juillet, où l'Allemagne vise une troisième étoile

"Oui, on espère le titre, mais ce sera très dur", confie-t-elle. "Notre but, c'est d'abord de nous qualifier de nouveau pour les Jeux. Ca signifie terminer dans les trois premières équipes européennes du Mondial".

Sous l'impulsion de sa nouvelle sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg, la 'Mannschaft' semble avoir retrouvé la confiance qui l'avait fui après le triomphe des Jeux olympiques de Rio 2016: "Nous avons pris un nouveau départ et l'équipe a du plaisir à jouer. Et on voit bien que Martina a un plan très clair pour nous", témoigne Popp.

Sur le museau

L'une des premières étapes du "plan" a été de confier le brassard de capitaine à Popp. 

"Martina est une personne qui a eu une grande influence sur ma carrière" explique l'attaquante, qui a déjà connu "MVT" comme coach lorsqu'elle jouait à Duisbourg: "C'est elle qui a fait de moi une internationale (...) Nous nous entendons très bien et nous savons toutes les deux comment fonctionne l'autre".

Le capitanat, pour Popp, n'est pas une charge. Plutôt une continuité: "J'étais déjà une joueuse leader auparavant, sur le terrain ça ne change donc pas grand-chose pour moi", assure cette cheffe de meute naturelle, qui n'hésite pas à en mettre un coup sur le museau des plus jeunes si les choses ne tournent pas rond

"Oui oui, je le fais, avoue-t-elle en riant, en principe je chercher d'abord à parler calmement, mais ça peut arriver, si on ne corrige pas une erreur sur le terrain, que je pousse un coup de gueule. Les jeunes doivent vivre avec, même si ça leur est désagréable, comme ça l'était pour nous. Mais elles survivront". Surtout si la coupe du monde est au bout.

BeSoccer

BeSoccer

infos 77K RANK 1
vues 569M RANK 1
Plus de cet auteur

Follow BeSoccer on Facebook