Gavi et Carvajal : entre tapis rouge et mur sur la route du Mondial
L'ombre de la Coupe du Monde plane désormais sur chaque composition d'équipe, chaque convocation et chaque bulletin médical. C'est une évidence. Dans cette course contre la montre, le FC Barcelone et le Real Madrid offrent deux trajectoires diamétralement opposées pour deux cadres de la sélection qui aspirent à convaincre De la Fuente : Gavi voit le tapis rouge se dérouler devant lui, tandis que Dani Carvajal se heurte à un mur.
Alors que le prodige du Barça, Gavi, semble avoir définitivement tourné la page de sa grave blessure en retrouvant un rythme effréné sous les ordres d'un Hansi Flick conquis, Álvaro Arbeloa semble n'avoir d'yeux que pour Trent Alexander-Arnold. Ce manque criant de temps de jeu fragilise grandement les chances du capitaine 'merengue', Dani Carvajal, de tenir son rang lors du grand rendez-vous mondial.
Après un calvaire de près de sept mois suite à une rupture des ligaments croisés, Gavi avait effectué un retour symbolique lors des derniers instants du choc entre le FC Barcelone et Séville. Par la suite, face à l'Atlético de Madrid, tant en Liga qu'en Ligue des Champions, le milieu de terrain a grappillé du temps de jeu pour parfaire sa montée en puissance. Depuis, il est redevenu intouchable.
Avec cinq titularisations consécutives et la lourde responsabilité de mener la révolte en quarts de finale, le tout condensé en seulement 17 jours, le milieu de terrain andalou affiche une forme étincelante. Cette omniprésence témoigne de la foi aveugle de son entraîneur mais aussi de sa résilience physique et mentale. Un message fort envoyé à De la Fuente, qui n'attendait que ce signal pour compter sur lui.

Si le sélectionneur national souhaite également pouvoir s'appuyer sur Dani Carvajal, la situation du latéral madrilène est aux antipodes de celle de son compatriote. Malgré des pépins physiques oubliés depuis la fin de la Supercoupe en janvier, le défenseur ronge son frein. Alors que Xabi Alonso avait patienté toute la saison pour le voir revenir à son meilleur niveau, la réalité sous Arbeloa est bien plus sombre : le banc de touche est devenu son quotidien. Les chiffres sont éloquents : 11 matchs sans entrer en jeu, 8 apparitions en tant que remplaçant et seulement 4 titularisations, dont la moitié seulement disputées dans leur intégralité.
L'entraîneur s'est même passé de son expérience lors de la confrontation cruciale face au Bayern. Plus inquiétant encore, ses récentes sorties en conférence de presse ont mis en lumière la froideur de sa relation avec le capitaine de la 'Maison Blanche'.
